Mardi 18 septembre 2007

En voilà un titre de film qu’il est beau ! Cette année encore, tous les vignerons feront preuve d’un " viniquement correct ", et aucun ne tarira d’éloge sur la qualité de ses raisins. N’ayez aucune crainte, je n’y dérogerai pas moi non plus… Comment qualifier ce nouveau millésime si particulier, et réellement inédit pour moi ? Sachez que cette année, la table de tri n’a enregistré que peu de retour à l’envoyeur, les raisins étant vraiment beaux.

Cette année encore, j’étais en bout de table, et tel un videur de boite de nuit aux ordres du physio, seuls les beaux et bien portants ont pu franchir l’étape. Par contre, les belles plantes ….Dehors ! Le tri est chaque année de plus en plus draconien, tout le monde fût de la bataille, même les pauvres cavistes du XV ème venus prendre des photos. Jennifer et François …. Merqui beaucoup ! Donc après quelques jours, vous vous retrouvez à observer cette matière vivante, ce magma noir qui cherche à vous raconter son histoire, vous lui répondez par quelques remontages, Glou glou de sa part, et voici quelques pigeages. Entre nous rien de grave Docteur, la mauvaise étape étant de se fâcher avec sa cuve, et en venir aux mains, là, il faut agir…. Saint Anne, ou Thuir pour les Catalans….Mais revenons aux pieds. Après avoir touché et sélectionné une par une mes grappes de raisins, mes pieds rentrent en jeu par quelques doux pigeages quotidiens. Cette année, la matière est différente, plus dure, les pieds et jambes plus rouges… Les cuves sont à travailler plus régulièrement tout en douceur, tout cela en ayant bien conscience de ne pas dominer la matière. Certains ont bien le moral dans les chaussettes, alors pourquoi pas la mémoire dans les pieds !

par Laurent de Besombes Singla publié dans : Temporadas
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Vendredi 7 septembre 2007

Bizarre vous avez dit bizarre. C’est au moment où je rentre dans ma bulle pour les vendanges, tout entier tourné vers le raisin, et le futur vin, que je sens à nouveau le plaisir de vous faire partager l’épopée, la vie et les rêves du domaine.

Pour le moment, mes rêves sont faits de grappes de raisins en apesanteur autour de mon lit, de table de trie à nettoyer, de cagettes à transporter, de pompes fuyantes, de convoyeur débordant de raisins… euh, c’est grave docteur ? Je vous laisse, promis pour peu de temps, mais demain, c’est carignan. Le rêve continu...

par Laurent de Besombes Singla publié dans : Temporadas
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Jeudi 14 juin 2007

Ah, je vous y vois déjà, Deadline la formidable agence de photos parisienne et son  World Press. Franck ne me remercie pas, c'est fait de bon coeur et pour pas trop cher tu verras. Non vous n'y êtes pas, Deadline, c'est tout simplement cette ambiance frénétique que je vis actuellement au moment où le bouclage, euh pardon, la mise en bouteille va avoir lieu.

Nous faisons vraiment un métier particulier, où à chaque moment, à chaque étape de la vie de la vigne et du vin nous devons tout faire pour sublimer l'étape précédente, et la rendre indispensable. Ne faire ni trop, ni pas assez pour rendre notre vin reconnaissable parmi cent, et unique. Et bien, chaque vigneron apprend très rapidement que le moment privilégié de l'embouteillage est un point de non retour, un véritable "abandon d'autorité" du créateur sur son vin, un vrai retour au source pour  lui, où tout est déjà définitivement  joué: Le vin seul face à son destin, volant enfin de ses propres ailes ! Lyrique le Besombes pour son retour sur la blogosphère. Oui, j'arrive un peu comme cet horripilant petit cheveu sur le gaspacho. Sans excuse, sans crier gare. Mais continuons !

On me reproche souvent (quelquefois ?) d'avoir trop de cuvées:
8 au total, une vraie petite famille ! Chaque fois le dilemme est grand. Sont-elles toutes vraiment indispensables ? Non ! Pourtant chacune de ces cuvées a un petit bout de terroir du Mas Passe Temps et du Mas d'En Alby à vous raconter. Une perception particulière de leur histoire à exprimer. Alors, oui elles le sont vraiment !

par Laurent de Besombes Singla publié dans : Temporadas
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Jeudi 19 avril 2007

Oui, je sais une petite absence…

Quelques semaines éprouvantes, et vraiment pas envie de parler ni d’écrire…

Mais la vie reprend le dessus comme toujours !

Entre les commandes qui semblent définitivement reprendre aux pas cadencés (Chère comptable le couteau est dans la bouche…), votre vigneron-blogueur est devenu un vrai petit manut-commercial export. : Démontages et remontages des palettes en un temps record, rédaction des D.A.A., des D.E.B. les yeux fermés, facturation en quelques clics, contact des transporteurs en " Catalofranglais ". Avril finit plutôt (Ouah, Ouah, Ouah ! ! !) bien, mes futurs abricots dorent au soleil, les jeunes vignes font un beau départ. Zut j’ai oublié de vous raconter la plantation de carignan… Promis demain !

 

Et puis avril, comme tous les agriculteurs engagés dans une démarche de demande d’aide de l’Etat (pour ma part c’est ma conversion vers l’Agriculture Biologique) c’est aussi le plaisir de remplir ma  " délicieuse "  déclaration de surface. Vous, chers lecteurs (on se vouvoie, si tu n’y vois pas d’inconvénient ?) avez certainement d’autres soucis que de recevoir cet invraisemblable dossier chaque année :

Des photos aériennes sur lesquelles je dois créer des " îlots " représentant mes parcelles de vignes avec un gros feutre rouge, la notice détaillée, la fiche départementale, les papiers jaunes, les formulaire N° 10388*10, la notice d’information 2007, la demande d’indemnités compensatoires, le Registre parcellaire graphique, des papiers autocollants qui feront le bonheur de mes enfants, il ne manque que la demande d’analyse d’urine pour mon chien (non, non…)…. Et … la Lettre (Sincère si,si…) du Ministre "  Cette année, on stabilise et on consolide ". Une question : Qui est le blessé ? ? ? ?

STOP ! Chaque année, même topo je reçois le dossier, et je tente de le cacher sur, puis sous mon bureau. Mais rien n’y fait, et la date fatidique avance à grands pas. Et suivant le grand adage qui m’a fait franchir les différentes classes : " pas de bras, pas de chocolat ", je me lance tel le chasseur de Prime, armé de mon marqueur rouge pour faire apparaître les fameux îlots, mon stylo à bille, un grand mug de café, et un esprit… docile.

Vendredi départ pour Brest et une dégustation non stop tout le WE en Guest Star chez mon ami Hervé de la Cave des Vins Gourmands, et ses clients passionnés. La Bretagne ça me gagne ! Je verrai certainement d’autres îlots…

par Laurent de Besombes Singla publié dans : Temporadas
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Mercredi 22 novembre 2006

 

Au même moment où les étourneaux reviennent en Roussillon (au grand bonheur des Perpignanais…), le document CERFA N° 10702*01 fait son apparition sur les bureaux des vignerons. Cette liasse de papier nous permet de déclarer notre récolte annuelle en remplissant de petites cases, et en appuyant bien fort dessus! ! ! La règle du jeu est simple : tout doit coïncider, les Hectares avec les Hectolitres, sans dépasser les quantités autorisées. Avec les rendements lilliputiens du domaine ce n’est toujours pas cette année que l’on fera déborder les cuves...

par Laurent de Besombes Singla publié dans : Temporadas
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